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« Dès le début de la Révolution, la lutte entre mentalités contraires se manifesta nettement. Nous avons vu que malgré une répression effroyable, les insurrections et les conspirations durèrent jusqu’à la fin du Directoire. Elles montrent combien les anciennes traditions du passé avaient laissé de profondes racines dans l’âme populaire. À un certain moment, 60 départements se révoltèrent contre le régime nouveau et ne furent contenus que par des massacres répétés sur une vaste échelle. Établir une sorte de transaction, entre l’ancien régime et les idées nouvelles, représenta le plus difficile des problèmes qu’eut à résoudre Bonaparte. Il lui fallut trouver des institutions pouvant convenir aux deux mentalités qui divisaient la France. Il y réussit, nous l’avons vu, par des mesures conciliantes et aussi en habillant de noms nouveaux des choses très anciennes. »
Explicables seulement par la psychologie moderne, beaucoup d’événements historiques sont restés aussi incompris de leurs auteurs que de leurs historiens.
Gustave Le Bon (7 mai 1841 à Nogent-le-Rotrou - 13 décembre 1931 à Marnes-la-Coquette), est un psychologue social, sociologue et scientifique amateur français. Polygraphe, il est l’auteur de nombreux ouvrages dans lesquels il aborde le désordre comportemental et la psychologie des foules. Il soutint sans équivoque la théorie d’une hiérarchisation des groupes ethniques humains (qualifiés de races) et de la supériorité de l’homme occidental. Il s’est intéressé aux comportements collectifs. Les analyses de G. Le Bon ont connu un grand succès chez certains leaders politiques.
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