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Traduction, présentation et adaptation française de Jean-Louis Pesteil. C’est au Moyen Âge, parfois sous la protection de l’Empereur romain germanique, que purent se constituer en États nationaux les souverainetés fondées par des peuples germaniques dans les régions périphériques de l’Europe. À l’époque moderne, cependant, ces peuples et ces nations, dont les fondateurs étaient pourtant issus de la même matrice germanique que l’Allemagne, s’allièrent fréquemment entre eux contre le centre germanique de l’Europe, leur berceau originel, et leur germanophobie à courte vue a fini, en détruisant le cœur de l’Europe, par détruire l’Europe tout court.
L’auteur de ce livre retrace cette évolution dramatique en une vaste fresque historique qui va des origines indo-européennes à l’époque contemporaine. Étudiant le cas des principaux pays d’Europe, il dresse un bilan de l’influence et de l’apport germanique dans la naissance de la France, de l’Italie, de la Pologne, de l’Angleterre, de la Russie et, enfin, des États-Unis d’Amérique, en évaluant, à chaque fois, le rôle joué par chacun de ces pays dans la destruction de l’Allemagne. L’auteur insiste en particulier sur l’affaiblissement du Reich allemand depuis la Guerre de Trente Ans, et notamment la destruction des second et troisième Empires, replaçant ainsi les événements de notre siècle dans le contexte historique sans lesquels ils resteraient incompréhensibles, et démontrant de façon convaincante que les accusations portées contre l’Allemagne, et contre elle seule, sont très superficielles et ne correspondent pas à la réalité historique. Le dernier chapitre, intitulé L’idée allemande dans le monde, récapitule les grands courants de pensée, souvent contradictoires, qui traversent notre époque et propose quelques orientations qui permettront de recréer une identité allemande. Seule la connaissance de notre histoire, trop complexe pour se satisfaire des simplifications actuelles, est capable d’éviter à l’avenir de nouvelles erreurs et permettre d’exclure d’emblée de nouveaux dérapages dans la construction de l’Europe de demain.
L’auteur : Né en 1927 à Stuttgart, Dietrich Schuler est issu d’une famille d’enseignants originaire de la Forêt-Noire. Appelé sous les drapeaux entre 1944 et 1945, il entame après la guerre des études à l’Institut Pédagogique de Reutlingen, en Souabe. Il passe en 1954 son brevet de l’École Normale d’Instituteurs, puis exerce comme professeur d’enseignement secondaire dans des collèges. Dietrich Schuler parle plusieurs langues européennes, dont le français, l’anglais, l’italien et l’espagnol. Il est marié et père de quatre enfants.
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