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Au fil des années, les positions politiques de Dieudonné ont pris une place de plus en plus importante dans ses sketches humoristiques. Il critique la politique israélienne, l’impérialisme américain et le néocolonialisme français, et remet en cause la version communément admise des attentats du 11 septembre 2001.
Dieudonné où l’histoire d’un humain en décalage avec son époque. Après 1h30 de spectacle, lorsqu’on sort du petit théâtre de la Main d’or, on ne peut pas s’empêcher de penser à Desproges ou Coluche. Si le comique nous fait rire à gorge déployée, il nous fait aussi réfléchir sur notre condition et sur notre monde.
La femme pygmée qui allaite un bébé mort caché sous le barbecue, Claudine Powell et sa fiole remplie de jus de pommes radioactif, ce bref et dernier regard décrit par Nougaro entre le palestinien de 12 ans avec sa ceinture d’explosifs et une écolière sur un fond de guitare gitane…
Ceux qui accusent Dieudonné de faire l’apologie des communautarismes et de l’intolérance non sûrement pas vu ce spectacle, ou ont laissé leur cerveau devant l’entrée du théâtre, un peu comme on le dépose sur un coin de table avant de s’enfoncer dans son canapé et regarder « vidéo gag » un dimanche après midi par temps de pluie. Faut-il que Dieudonné reste le vilain petit canard du showbiz pour qu’il puisse continuer à déranger nos bonnes consciences. Peut être.
N’en déplaise à certains, oui il faut rire de tout car l’humour est parfois le seul vecteur pour dépasser nos différences et nous rappeler qu’au fond, nous sommes tous égaux devant la souffrance, la bêtise, mais aussi l’amour.
« Dans ce tout nouveau spectacle, j’ai décidé de vous parler de ma rencontre avec les pygmées d’Afrique centrale. Un peuple millénaire qui s’éteint dans l’indifférence générale d’un monde plus préoccupé d’accumuler les richesses de notre planète que de les contempler. Que les choses soient claires, je ne me suis pas donné pour mission d’attendrir le public en tentant de le culpabiliser, au contraire, mon intention est de le faire rire en réveillant nos consciences. Dans ce spectacle, 100 % inédit, je vais interpréter des personnages nouveaux comme celui du président Africain, cheville ouvrière de l’empire néo-libérale. Il y aura également le personnage de Colin Powel, le singe savant du Pentagone, que ses maîtres ont poussé au conseil de sécurité des Nations Unies pour qu’il brandisse cette fiole de pisse en guise de preuve irréfutable de l’existence d’arme de destruction massive en Irak.
Je rends aussi un hommage à Claude Nougaro, un camarade disparu, dans un genre poético-musical sur fond de tragédie gréco-palestinienne. Cette chanson constitue une oasis de poésie dans cet univers humoristique.
Je donne enfin libre cours à mon imagination de dangereux psychopathe dans un sketch parodiant une émission de télévision où vont débattre les enfants de grands criminels. »
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