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Le rôle des intellectuels en France sous l’Occupation est un problème central de la littérature du XXe siècle. En effet, la vie littéraire et artistique a continué, malgré la guerre. Certains ont été courageux, et leur plume est devenue un fusil, d’autres ont trempé celle-ci dans l’eau tiède, au gré des convictions plutôt floues. D’Alain à Aragon, de Marcel Aimé à Bernanos, de Giono à Sacha Guitry, de Max Jacob à André Malraux…
Les différences sont éclatantes entre la résistance d’Aragon et celle de Camus, de Raymond Aron et de Saint-Exupéry, de Paulhan et de Malraux, de Breton et de Bernanos, de René Char et de Simone Weil.
Non moins évidentes entre la collaboration de Céline et celle de Brasillach, de Drieu et de Chateaubriant, de Bonnard et de Rebatet.
Que de nuances, même, entre ceux que l’on a qualifiés d’attentistes, qu’il s’agisse de Giono ou de Berl, de Cocteau ou de Marcel Aymé, de Colette ou d’Anouilh, de Roman Rolland ou d’Alain…
Paul Serant nous fait connaître leurs travaux durant cette période difficile et découvrir que parfois de grands auteurs (experts en morale publique) peuvent se révéler à l’épreuve des faits, peu empressés de mettre en acte leurs propres prêches. |