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En refusant la sécularisation de l'art et en mettant en relief la décadence de l'art moderne, Ananda K. Coomaraswamy ne confond pas religion et art mais cherche à saisir le contenu de l'art, à différentes époques, selon un point de vue qui ne soit pas déformé. Il existe un langage universel et intelligible de l'art. Ce langage universel de l'art est de ceux qu'il nous faut réapprendre. Pour appréhender l'art médiéval, il faut comprendre l'esprit du Moyen Age, l'esprit du Christianisme, et, en dernière analyse, l'esprit de la Philosophia Perennis. C'est ainsi que s'ouvriront les portes qui mènent à la compréhension et à la jouissance de l'art traditionnel, qu'il s'agisse de celui du Moyen Age, de celui de l'Orient ou de l'art populaire présent au sein de toutes les cultures. Dans La Philosophie chrétienne et orientale de l'art, Ananda K. Coomaraswamy a cherché à démontrer que "l'art est essentiellement symbolique et qu'il n'est qu'accidentellement illustratif ou historique ; (...) que même le plus grand art n'est qu'un moyen en vue d'une fin, que l'art scriptural lui-même n'est qu'une manière de "voir, obscurément, à travers un verre" et que si cela est infiniment mieux que de ne rien voir du tout, l'iconographie n'a plus d'utilité quand nous voyons Dieu en face". |