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Il s’agit ici de textes importants puis que, comme le Génie du Christianisme le faisait avec la période-coupure de la révolution, ils permettent de faire le pont entre le monde romain – chrétien ou non – et la France naissante ; entre la littérature latine et le Français à son aurore.
Textes importants également, car ils donnent l’occasion à leur auteur de nous livrer certaines de ses conclusions sur l’art poétique (remarquons que, que ce soit dans les anthologies de poèmes, ou dans les anthologies de réflexions sur la poésie, Brasillach n’est quasiment jamais cité) : « Tout naturellement, la leçon se tire du fait, est mêlée au fait : je ne pense pas, quoi qu'on ait pu dire, qu'il puisse exister de très grand poète qui ne soit à sa façon un moraliste. Non qu'il doive enseigner, alourdir sa poésie de théories. Mais, jusque dans certaines lourdeurs justement, dans certaine volonté d'explication, je reconnais chez saint Avit le véritable visionnaire, le véritable chercheur du sens secret qu'il convient d'attribuer au monde. C'est cet excès d'explication, cet excès de raison, qui donne son beau poids ter rien à la plus haute poésie, qu'elle soit d'Homère ou de Dante : la poésie est toujours gnomique, et Baudelaire le savait bien. »
Culture, érudition et justesse du jugement caractérisent les études de Robert Brasillach.
On découvrira avec intérêt comment, d’une démarche sûre, dans les pages qui vont suivre, il démêle les influences païennes des produits de la Foi.
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