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Heinrich Laufenberg est un militant communiste qui participera le 6 novembre 1918, à la révolution des conseils à Hambourg. Il y joue immédiatement un rôle de premier plan.
Les soldats mutinés, encouragés par les radicaux de gauche, proclament pour la première fois en Allemagne, une République socialiste. Laufenberg en est proclamé le président. Il a alors conscience que « tout le sort de la révolution européenne repose entre les mains de la classe ouvrière allemande ».
Pour lui le devoir des révolutionnaires est de consolider les acquis, de les rendre irréversibles et d’éviter la guerre civile. Il prêche la réconciliation des classes sous les auspices de la révolution socialiste triomphante et insiste pour un retour rapide de la paix. Il espère aussi réaliser l’unité des classes opprimées, et par là de la nation, autour de la révolution. La notion de Nation prolétarienne en lutte contre les impérialismes est alors développée. Elle engloberait l’ensemble des classes laborieuses en excluant la haute bourgeoisie de l’unité nationale.
Laufenberg rejettera naturellement le Traité et appellera à la constitution d’une « Wermarcht populaire » qui devait reprendre le combat contre l’impérialisme aux côtés de l’armée rouge soviétique. C’est dans ce contexte que furent pris des contacts avec les milieux nationalistes. S’ils éveillèrent un certain intérêt parmi les jeunes officiers, ils devaient se heurter à l’incompréhension de la haute caste militaire, qui laisserait ainsi passer une chance pour l’Allemagne. Ce positionnement ouvertement patriotique, devait valoir à Laufenberg la haine des spartakistes et des agents du Kominterm, ainsi que les premières accusations de dérives « nationales-bolchéviques ».
Laufenberg mourut en 1932. Niekisch rédigera à son honneur un vibrant éloge funèbre en le revendiquant comme un précurseur du national-bolchévisme et en se plaçant dans la filiation de son engagement.
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