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Préface de Jean-Louis Martres
Un historien du XIVe siècle peut-il nous apprendre quelque chose aujourd’hui ? Oui, dans le cas d’Ibn Khaldûn, cet intellectuel du monde arabe, cet homme d’esprit « de tous les temps » issu de la brillante culture de l’Empire arabo-berbèro-andalous d’Occident. Il condense en lui la philosophie aristotélicienne transmise par les centres culturels de son époque, de Bagdad à Séville, en passant par Fès, Tunis, Alexandrie, Grenade, Cordoue ; et il est en même temps un grand cadi respectueux du Coran et d’un islam de tendance sunnite malékite, voire soufi.
Un historien du XIVe siècle peut-il nous apprendre quelque chose aujourd’hui ? Oui, dans le cas d’Ibn Khaldûn, cet intellectuel du monde arabe, cet homme d’esprit « de tous les temps » issu de la brillante culture de l’Empire arabo-berbèro-andalous d’Occident. Il condense en lui la philosophie aristotélicienne transmise par les centres culturels de son époque, de Bagdad à Séville, en passant par Fès, Tunis, Alexandrie, Grenade, Cordoue ; et il est en même temps un grand cadi respectueux du Coran et d’un islam de tendance sunnite malékite, voire soufi.
Auteur(s) :
Maître de conférences en science politique, Claude Horrut est chercheur au Centre d’analyse politique comparée et coordinateur de la Chaire Unesco à l’Université Montesquieu de Bordeaux. Parmi de nombreux travaux, il a publié Les Décolonisations est-africaines (Éditions Pédone) et La République du Kenya (Berger-Levrault). |