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Ce second volume du b.a-ba de la mort poursuit la réflexion qui situe la mort au centre des préoccupations humaines, en tant qtielle est promesse d'immortalité pour l'âme. Il n'est pas une société qui ignore ou méprise ses morts; on ne peut en dire autant du " monde moderne ", dont les contre-valeurs affectent la condition humaine jusque dans ses ultimes retranchements. Rappelant fatalement la précarité de l'existence et la vanité des activités, la mort, honnie, est, à la fois, combattue et refoulée.
Pratiques de deuil et rituels commémoratifs ont pour fonction de faciliter le destin posthume et de rétablir l'ordre communautaire momentanément ébranlé. Il faut aussi prévenir le retour des " larves " invisibles qui, laissées libres, errantes, polluent l'ambiance psychique.
Ce second volume aborde les principaux thèmes figuratifs de la mort, notamment dans son rapport à la sexualité. Il s'attache à donner un aperçu satisfaisant de l'organisation de l'espace cémétarial et du mobilier funéraire, jusqu'aux mausolées royaux et à leurs parodies laïques. Un chapitre souligne les fondements cosmogoniques du "sacrifice" que représentaient les fimérailles des chefs dans les mondes anciens.
La " bonne mort ", simple, sage, discrète ou héroïque, est une réconciliation avec soi-même et avec l'Être divin. Ce passage obligé, difficile et dangereux, est alors converti en un élan libérateur, à travers l'oeïl du dôme de notre conscience, jusqu'à la Source même de toute mort et de toute vie. |