|
« Avec la mort, survenue dans des circonstances brutales, de notre très cher et jeune ami Adriano Romualdi, la nouvelle génération de droite et d'inspiration "traditionnelle" vient de perdre l'un de ses représentants les plus qualifiés. »
Cette phrase extraite de l'article que Julius Evola écrivit au lendemain de la mort d'Adriano Romualdi - né à Forli le 9 décembre 1940 et décédé prématurément, le 12 août 1973, des suites d'un accident de la route - suffit à faire comprendre les affinités et l'amitié qui unissaient ces deux hommes.
Germaniste, spécialiste des études indo-européennes, Adriano Romualdi, qui avait été nommé maître-assistant à la Faculté des Sciences Politiques de l'Université de Palerme peu avant sa mort, a écrit, en une dizaine d'années, un nombre impressionnant d'essais et d'articles.
Julius Evola : l'homme et l'œuvre est le premier essai publié en Italie sur l'auteur de Révolte contre le monde moderne. En quelques pages d'une limpidité parfaite, Romualdi nous fait partager son admiration pour un homme au-dessus de son temps et sa fascination pour une œuvre puissante et riche.
Le destin a voulu que le « disciple » mourut peu avant le « maître » (ces termes étant employés par pure commodité, car l'un comme l'autre les refusaient « courtoisement mais fermement »), puisque Julius Evola s'éteignit quelques mois après la disparition de Romualdi, le 11 juin 1974.
Rien ne saurait mieux communiquer au lecteur l'« esprit » du présent essai que cette citation d'Adriano Romualdi: « Ce que je ne pardonne pas à mon époque, ce n'est pas tant d'être méprisable que d'en être réduite à chercher dans la diffamation quotidienne des héros un alibi à sa propre abjection. » |