|
Benoist Rey était resté silencieux depuis avril 1961, date de la sortie de Les égorgeurs aux éditions de Minuit, salué unanimement par la critique (Le Monde, le Canard Enchaîné, le Monde Libertaire...), mais immédiatement saisi par la police politique du moment. Dans le présent ouvrage, Benoist Rey reprend la parole et il se raconte et raconte.
Ses débuts d'apprenti imprimeur. Son cheminement vers une conscience politique de gauche. L'emprise du Parti Communiste sur la classe ouvrière et la gauche. La guerre d'Algérie où il partira comme conscrit. Son refus de porter les armes. Le retour à Paris et la confrontation au silence des pantoufles et à la lâcheté de ceux qui savaient.
Un engagement politique se construisant au fil de rencontres de toutes sortes. Avec Sartre, Simone de Beauvoir, Guy Debord..., mai 68. L'espérance d'un printemps trop bref. La reprise en main politique et syndicale de la révolte de la jeunesse. Les grandes luttes de l'après 68 tentant désespérément de renverser la vapeur. Une arrivée toute de hasard en Ariège.
Ecrit dans une langue simple, alerte, dense, sans fioriture, dépouillée de tout artifice, constamment arrimée à l'essentiel..., c'est également une oeuvre littéraire d'une qualité exceptionnelle.
|