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L'euthanasie du père, à quelques pas du fils, dans la même maison. Longtemps après, cette mort continue d'exercer sa violence, comme une délivrance, imposant au récit sa forme rompue, en un retour inlassable qui jamais ne trouve où s'apaiser. Car cette scène ultime ne finit pas : insoutenable de n'avoir pu être évitée, elle est inaugurale aussi pour celui qui aura eu charge de la dire. Dans la mort comme dans l'amour on rejoint quelqu'un d'autre que soi. La parole doit venir à certains moments, mais ce qui instruit et ce qui donne, c'est la présence. C'est elle qui est silencieusement agissante. La présence bienveillante du père est tout entière dans ce livre. Ce texte est ouvert à tous les vents : l'amour la solitude sont comme les deux yeux d'un même visage. Ce n'est pas séparé, et ce n'est pas séparable. Comme un Pays vers le ciel.
Collection dirigée par Philippe Randa Dua : 224.
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