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Existe-t-il un " complot " gnostique universel et connaissant le privilège exorbitant d'une continuité dans l'histoire ? L'idée conspirationniste est-elle fondée ? La systématisation assez anti-intellectualiste d'une vision dualiste et manichéenne du monde correspond-elle à la doctrine de l'Église ? C'est notamment à toutes ces questions que l'auteur a voulu répondre dans un essai aussi percutant que réfléchi. Sernine a pris appui pour ce faire sur les écrits de l'école la plus représentative de ce courant de pensée et lui inflige au terme d'une réfutation courtoise mais sans faille un démenti implacable de tous ses arguments. La gnose comme clef universelle de l'erreur depuis le Déluge s'oppose à l'histoire et à la logique intellectuelle et de plus, le magistère confirme par son silence l'inanité d'une telle thèse puisque aucun pape ne s'est exprimé en la reprenant ou la cautionnant. Donner à la " contre-Eglise ", tel " un corps mystique de l'antéchrist ", les " attributs symétriques à ceux de l'église de Jésus-Christ " et surtout celui de l'unité, c'est là développer une hérésie qui implique la prédestination au mal des membres de ce corps et la subsistance ontologique du Mal dans ce corps. Le débat violent qui a suivi cette parution prouve bien que ce livre remarquablement bien écrit, d'une grande clarté dans la logique de sa démonstration a touché, avec charité, le coeur du dispositif dialectique visé. à ce jour, Sernine reste sans contradicteur d'égale pertinence.
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