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La réflexion sur la sexualité est l'un des thèmes majeurs de l'oeuvre de Julius Evola, qui considérait Métaphysique du sexe comme son livre le plus important avec Révolte contre le monde moderne.
Dû précisément au traducteur de ces deux ouvrages, cet essai traite de la sexologie évolienne, ignorée par ceux qui ne s'intéressent qu'au volet politique et social de l'oeuvre d'Evola. Pourtant, toute la vision évolienne de l'histoire repose sur l'opposition dynamique du masculin et féminin, Evola s'efforçant toujours de découvrir dans le langage des formes historiques (mythes, cultes, éthiques, institutions, productions artistiques, etc.) l'influence du pôle " androcratique " ou bien du pôle " gynécocratique ".
L'étude se poursuit par une analyse critique d'une sexologie moderne, celle de Wilhelm Reich. Une dernière partie se penche sur les thèses défendues par le situationniste Raoul Vaneige à l'époque ou " le plaisir obligatoire remplace le plaisir prohibé ". L'auteur réaffirme aussi tout ce qui sépare la conception traditionnelle de la liberté comme ma"trise de la conception moderne de la liberté comme abandon.
Cet essai qui renoue avec la tentative de la revue Rébis (1978-1987), ouvre de nombreuses pistes à l'exploration d'une sexologie fondée sur l'anthropologie traditionnelle et la doctrine métaphysique des états multiples de l'Etre. |