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Il s'est laissé glisser près d'elle sur la moquette. Et dès qu'elle sent sur sa peau les lèvres, les mains, le souffle de Xavier, prise de vertige, Hélène s'abandonne. Xavier, c'est magnifique ! Avec lui, grâce à lui, elle oublie tout. La solitude, le temps qui passe, un quotidien inodore, incolore, émaillé de d"ners creux, de sorties qu'elle s'impose où elle ne croise que des gens comme elle, prisonniers du système, de la course à l'argent. Comme elle, harassés, écrasés par ces responsabilités tant voulues, tant désirées, et qu'il faut, une fois " gagnées " assumer.
Avec Xavier, Hélène revit. Le " Jeu ", ou plus exactement ce qu'elle a pris pour tel, n'a été jusqu'ici qu'un prétexte, le moyen de la " déverrouiller " afin de permettre à sa vraie nature de se révéler, de s'exprimer en toute liberté. La période " initiatique " révolue, tabous et interdits dépassés, " Il " n'a plus sa raison d'être. Il doit cesser. Il est temps qu'Hélène abandonne, ce qui en réalité, n'était qu'alibi ; prétexte à vivre sans l'assumer une sexualité débridée ".
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