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Que le plus anglophile de nos généraux en juin 40 soit devenu le plus anglophobe en 1944, on le savait. Comment la chose s'est produite, l'ouverture des archives britanniques de la guerre nous permet de le ressaisir. Leur lecture contredit l'image d'un de Gaulle jouissant d'une splendide indépendance pendant ces années où " le Maréchal se vautre dans la servitude ".
À Londres, il est étroitement encadré, contrôlé, surveillé. Le Comité Morton où ne siègent que des Britanniques définit les activités du " Mouvement de Gaulle ".
Edward Spears dirige la Mission anglaise qui le suit au jour le jour.
Quand celui-ci a rendez-vous avec Churchill ou avec Eden, ceux-ci savent ce qui l'amène et que lui répondre. Chacun de ses mouvements est anticipé et suivi.
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